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Chapitre 11 : L’allumeuse

A Travers Le Miroir Allumeuse 

“ Louise, quel merveilleux prénom,

 

Merci infiniment pour vos confidences. Je vous en dois une également. Sachez que je ne vous priverai d’aucun plaisir. S’il vous plaît d’être entre les mains d’autres hommes, vous serez satisfaite, je vous en trouverai des convenables.

 

Je formulerai cependant deux requêtes que j’aimerais que vous acceptiez. La première est que je puisse être présent ; je rêve de vous voir jouir des plaisirs qu’ils vous seront offerts. La seconde est que vous me réserviez votre prénom et que pour tous les autres, il reste Fanny. “

 

Fanny s’arrête dans sa lecture. Elle tremble en découvrant qu’elle porte le prénom de prostituée de Louise. Elles ont des points communs qui la perturbent terriblement. Elle fantasmerait presque sur les aventures sexuelles de Louise et sa liberté dans ce domaine. Fanny s’est très souvent contenue de peur d’avoir une mauvaise réputation. Elle les vivait dans ses rêves.

 

Elle se souvient cependant d’un été où elle s’était complètement lâchée. Partie seule en club de vacances à l’autre bout du monde, cadeau de ses parents pour avoir eu le bac avec mention. Elle avait passé quinze jours à enchaîner les conquêtes rapides, ne se couchant jamais dans son lit seule, que ce soit en journée, ou durant la nuit. Comme Louise, elle avait donné à tous ces hommes une fausse identité. Personne d’autre qu’elle n’est au courant. Elle n’en a jamais parlé à qui que ce soit. Elle s’était sentie vraiment libre pendant ces jours qui ne durèrent pas suffisamment.

 

Fanny sursaute, sort de ses pensées alors que quelqu’un vient de frapper à la fenêtre de la voiture. Elle la baisse un peu, un homme est penché et lui demande :

  • Vous êtes en panne ?
  • Euh… non, pas du tout.
  • Bon, vous me rassurez. Comme c’est une route très peu passante, et que, pour ma part, je n’ai aucun réseau ici, c’est un peu compliqué pour appeler des secours.
  • Vous avez raison. Merci de vous en être inquiété.

 

Elle voit que l’homme, dont le charme ne la laisse pas indifférente, a du mal à garder ses yeux sur son visage et a tendance à se perdre ailleurs. Elle remarque alors que sa robe courte est très largement remontée sur ses cuisses, que ses jambes un peu trop écartées laissent apparaitre la dentelle de son sous-vêtement.

 

Elle pourrait raviser sa tenue, mais elle n’en a pas envie. Elle pourrait avoir honte et être gênée de s'exhiber ainsi devant cet inconnu, mais absolument pas, elle en est excitée. L’envie de plaisir charnel commence à la gagner, des idées germent dans son esprit.

 

  • Et bien, si tout va bien, je vais vous laisser. Je vous souhaite une bonne journée, madame.
  • Bonne journée à vous, monsieur.

 

Elle le regarde regagner sa voiture garée juste devant la sienne. Elle ouvre la portière avec une envie incontrôlable. Il vient d’allumer le moteur de sa petite berline, mais ne part pas en la voyant, dans son rétroviseur, s’approcher. Il ouvre la fenêtre, attend qu’elle soit au niveau de sa portière pour lui demande :

  • Il y a un problème ?

 

Elle ne répond pas tout de suite. Elle passe ses mains sous sa robe, et attrape sa petite culotte qu’elle fait descendre le long de ses jambes. L’homme regarde Fanny, hypnotisé. Elle lui tend alors ce bout de dentelles en lui disant :

  • Petit cadeau pour vous être inquiété de mon sort. Il m’a semblé voir qu’elle vous plaisait.

 

Il sourit, prend le vêtement qu’il place contre son visage pour le humer. A ce geste, Fanny sent une chaleur brûlante envahir son corps, ainsi que ses seins se contracter pour mieux pointer. L’homme prend un air malicieux et lui sort :

  • Votre robe me plait tout autant.
  • Vraiment ?

 

Elle commence à faire glisser les petites bretelles le long de ses épaules. Elle commence à la faire glisser le long de sa peau et s’arrête, se ravise, une fois sa poitrine découverte. Elle lui demande alors :

  • Etes-vous certain que cette route est si peu fréquentée ?
  • Peut-être pas suffisamment pour ce que j’ai envie de vous faire. Mais, à un petit kilomètre d’ici, il y a un chemin de terre un peu caché par un bois. Nous y serons tranquilles.
  • Très bien, je vous suis.
  • Je ne suis pas contre que vous me donniez votre robe dès maintenant. Je vous la rendrai une fois sur place.
  • Auriez-vous peur que je change d’avis ?

 

Il lui répond par un sourire. Elle lui donne son dernier vêtement avant de retourner à sa voiture sans se précipiter, sans gêne ni pudeur, découvrant le plaisir d’une petite brise caresser sa peau nue. Elle reprendra sa lecture plus tard. Elle a un besoin plus urgent que de connaître maintenant la suite de l’histoire de ces amants morts depuis bien longtemps.

 

Fanny réalise un nouveau fantasme : se faire prendre sur le capot d’une voiture en pleine nature. Elle regrette de ne jamais l’avoir vécu avant. Elle espère déjà que cela se reproduira un jour. L’homme fut surpris au début des marques qu’elle a sur le corps provenant des coups de ceintures de la veille. Elle lui a répondu :

  • C’est parce que je n’ai pas été une fille très sage.
  • Ah ah ah, je veux bien le croire. Ça ne te fait pas mal lorsque je touche ?
  • Non, pas du tout.

 

Et elle ne ment pas. Elle sent ces brûlures sur sa peau, mais pas la douleur, comme si elle était anesthésiée par son envie de sexe. Et d’ailleurs, elle est heureuse que cet inconnu sache utiliser sa verge. Elle jouit sans retenue, elle jouit alors qu’il lui murmure à l’oreille des mots crus.

 

  • Je ne vais pas tenir encore bien longtemps. Une préférence ?
  • Dans la bouche. Laisse-moi à nouveau te sucer.
  • T’es une sacrée gourmande, Louise.

 

Et elle s’agenouille devant lui. Elle suce cette queue couverte de sa cyprine avec envie et délice. Elle savoure cette semence qui lui coule dans la gorge. Mais, l’homme est joueur : il la prive de son dernier jet de sperme qu’il éjacule sur le sommet du crâne de Fanny. Il explique son geste, tout en essuyant sa queue dans sa chevelure :

  • Comme ça, tu garderas un souvenir de moi jusqu’à ce que tu te laves les cheveux.

 

Fanny ne répond rien. Elle sourit, elle se sent bien. Elle reste à genoux sur ce chemin de terre. Elle le regarde partir sans se retourner, faire demi-tour avec sa voiture avant qu’il ne commence à s’éloigner, puis s’arrêter pour jeter la robe de la femme par la fenêtre. Il garde cependant les petites dentelles.

 

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