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Chapitre 17 : Libre

A Travers le Miroir Libre 

Fanny sort de la gare, à la fois énervée et heureuse. Des gens la regardent, la trouvent sexy dans son petit haut en crochet blanc, dans cette petite jupe plissée bleue qui découvre les trois quarts de ses jambes, qui laisse nu entièrement son ventre, avec ce maquillage prononcé, ses talons aiguilles qui lui ajoutent quelques centimètres.

 

Des gens la regardent, mais elle n’y prête pas attention, pas pour le moment en tout cas. Elle récupère son téléphone de son sac, elle appelle le seul contact qu’elle a mis en favori. Il décroche :

  • Je ne te dérange pas ?
  • Tu ne me déranges jamais. Tu n’es pas avec Fabrice ?
  • Il va repartir, nous allons divorcer. Octave, veux-tu passer le week-end avec moi ?
  • Je n’envisageais pas les choses autrement. Il n’a pas aimé ta tenue ?
  • Non.
  • Quel imbécile. Tu es magnifique dedans. Tu dois avoir tous les regards braqués sur toi.
  • Oui… J’étais en avance et je me suis offerte à un inconnu.
  • Mmmmhhhh, j’aurais aimé être là pour voir.
  • J’en aurais d’autant plus joui.
  • Raconte-moi tout ce qu’il s’est passé, je suis impatient de le savoir.

 

Ce qu’il s’est passé est que Fabrice n’est pas revenu le vendredi soir comme c’était prévu au tout début. Il s’est passé qu’il a également annulé son retour du samedi, prenant en excuse son travail, ne culpabilisant en rien de laisser sa femme seule dans un endroit qu’il ne connaît pas.

 

Ces évènements ont permis à Fanny et Octave de se rapprocher davantage. Des sentiments naissent entre eux. Ils ont partagé leurs fantasmes, leurs envies qui se rapprochent étonnement.

 

Il s’est passé qu’il y a deux jours, ils se sont fait un petit restaurant en amoureux. Fanny a porté un cadeau qu’Octave lui avait fait la veille : une robe au tissu fin moulant parfaitement son corps qu’elle a gardé nu dessous, révélant, suivant quelques jeux de lumière, une certaine transparence. Lorsqu’il a posé ses yeux sur elle, Fanny se sentait belle, avait déjà envie de s’agenouiller devant lui pour sucer sa verge.

 

Il s’est passé que, plus tard, Octave a conduit Fanny dans en endroit isolé. Il lui a mis son ras du cou préféré. Il y a attaché une laisse, Fanny commençait à bouillir de l’intérieur. Il a fait descendre la belle de la voiture et l’a offerte à un inconnu. Fanny a reconnu cet homme avec qui Octave avait un peu parlé juste avant, dans le restaurant. Elle ne savait rien de ce qui allait se passer. Mais, comprenant enfin, ses yeux se sont illuminés.

 

Elle s’est entièrement soumise aux volontés de son amant qui l’a regardée se faire baiser comme une chienne avant de la prendre à son tour, fortement excité.

 

Et Fabrice a décidé de revenir, de voir sa femme dont il a osé dire qu’elle lui a manqué, mais posant bien plus de questions sur les aménagements qu’elle avait fait dans le manoir, sur si la maison était enfin connectée à internet, comme s’il s’agissait de la raison pour son retour.

 

Alors, elle est allée le chercher à la gare, voulant d’abord embrasser Octave à son commissariat bien qu’ils aient à nouveau partagé une nuit ensemble, heureux de voir celle dont il est tombé follement amoureux, mais devant partir peu après pour une mission. Elle est arrivée en avance pour le train de son mari. Elle a attendu à un bar un peu en retrait de la gare.

 

Elle a joué des jambes en découvrant un homme la mater. Elle les a croisées, décroisées à maintes reprises. L’excitation de Fanny était bien là, même si elle n’était pas à ces niveaux incontrôlables qu’elle avait pu connaître pour s’offrir au premier inconnu, à ce niveau extraordinaire lorsque Octave l’a offerte à un autre. Sa motivation était autre : pouvoir raconter cette histoire à son amant dont elle savait qu’il apprécierait.

 

Elle a joué de ses jambes jusqu’à sentir l’homme à point. Elle a alors fixé ses yeux dans les siens avec un sourire malicieux tout en relevant légèrement d’une main sa jupe afin de lui montrer son manque de sous-vêtements, au cas où il ne l’avait pas vu avant. Puis, elle s’est levée, s’est dirigée aux toilettes. Il l’a suivie, il l’a prise comme une bête. Elle ne lui a demandé qu’une chose : la prévenir avant d’éjaculer pour pouvoir mettre ce vit en bouche et en avaler toute la substance qui en est sortie peu après.

 

Un ajustement de maquillage et la voilà sur le quai du train à attendre l’homme à qui elle a juré amour et fidélité, sans aucun regret de ne plus rien respecter. Il est descendu en ne la regardant qu’à peine, vérifiant en même temps s’il avait des messages sur son téléphone. Il lui a fait un bisou sur le front rapide, il lui a dit :

  • Tu m’a manquée. La connexion internet est bonne ?
  • … C’est tout ce que tu as à me demander ?
  • C’est que je dois travailler un peu ce week-end.
  • Alors, pourquoi t’es revenu ? Pour moi ou internet ?
  • Attends là… C’est quoi cette question ?... C’est quoi cette tenue ?
  • Tu daignes enfin me regarder… Elle ne te plait pas ?
  • Juste entre nous, oui, mais pas en public. Tu me fais honte là.
  • Pardon ?
  • Elle est bien trop provocante. Je n’ai pas envie qu’on te regarde comme ces filles qui arpentent les trottoirs.
  • Tu me traites de pute ?
  • Ce n’est pas ce que j’ai dit, mais…
  • Eh bien, tu as raison, je suis une pute.
  • Parle moins fort, tout le monde t’entend. On en discutera à la maison.

 

Il a attrapé le bras de Fanny pour l’emmener au plus vite jusqu’au parking où est garée la voiture. D’un geste brusque, elle s’est dégagée et s’est mise bien en face de lui pour qu’il n’avance plus, alors que des badauds faisaient mine de ne pas suivre le spectacle. Et elle lui a dit, se fichant qu’on puisse l’entendre :

  • Tu as raison : je suis une pute. J’ai arrêté mes études pour toi, je ne travaille pas pour toi, et tu me donnes de l’argent. Et en compensation, je te taille des pipes et écarte les cuisses pour toi. Donc, oui, je suis une pute, ta pute puisque tu me payes.
  • … Je vais voir pour repartir tout de suite et te laisser te calmer.
  • Oui, repart et ne revient plus jamais.
  • Ne joue pas à ça car, comme tu le dis, tu n’as rien. Je garderai tout.
  • Non, Fabrice, le manoir est à moi. Tu peux garder tout le reste, mais pas le manoir.
  • Eh bien, garde-le ce ramassis de pierres pourries, je m’en fiche. Trouve-toi un bon avocat, je te le conseille.

 

Et Fanny est partie, lui balançant les clés de la voiture au visage. Elle a sorti son téléphone et a appelé Octave. Il la rassure, ils trouveront une solution. En premier lieu, il viendra la chercher avec une voiture de police et lui mettra les menottes. Rien que d’y penser, elle se sent mouiller comme une folle. Fanny ajoute, avant qu'ils ne raccrochent :

  • J’ai encore un truc à te dire. Je ne sais pas comment tu vas le prendre…
  • Vas-y, je t’écoute.
  • Je crois que je suis enceinte… enfin, j’en suis quasi certaine.
  • Ok… Ben… peut-être que le mieux est que je vienne habiter chez toi, t’en penses quoi ? C’est plus grand… Je mettrai le loyer que je paye dans la maison…

 

Octave n’a aucun doute sur le fait qu’il est le père et il s’imagine déjà un avenir avec elle. Octave n’a aucun doute sur le fait qu’il veut passer le reste de sa vie avec Fanny. Il lui fait confiance, il sait qu’il est le seul à avoir éjaculé dans son vagin depuis qu’elle trompe son mari, et que ce dernier ne l’a pas fait depuis bien longtemps.

 

Mais Fanny pense qu’un autre l’a fécondée, une personne d’une époque lointaine dont elle ne croit plus avoir rêvée. Elle est persuadée que Stanislas est le père et que son âme a ainsi été délivrée. Mais, ce secret, elle ne tient pas à l’avouer.

 

  • On en parle tout à l’heure, ok ?
  • Ok. Tu es pressée ? Tu sais quoi ? J’imagine déjà lorsqu’on lui racontera notre rencontre à notre enfant et que je t’ai foutue les menottes… c’est con, mais ça me fait rire.
  • Je te laisse. Il y a un homme qui me plait assez un peu plus loin. J’ai envie de l’aborder.
  • A tout à l’heure. Amuse-toi bien.
  • J’y compte bien...
  • Je viendrai te chercher à moto, finalement. Tu vas en faire bander plus d‘un avec ta petite jupe.
  • … Comme si je n’étais pas déjà assez excitée.

 

Fanny raccroche, et avance d’un pas décidé vers l’homme qu’elle a ciblé. Elle sourit en découvrant qu’elle commence seulement à respirer, à vivre.

 

   Chapitre 16 : Heritage     — oooOOooo —     

Commentaires

Nathan Bon, j'ai commencé seulement cette histoire ce soir. Résultat, je n'ai pas eu à attendre la suite.
Bon bah, comme le reste, c'était très cool cette histoire de femme qui apprend à accepter ses envies à travers la relation qu'entretenait son ancêtre avec son mari. Le côté fantastique était plus que bienvenu pour ma part.

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