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Chapitre 7 : Envies

A Travers Le miroir Envies 

Mon cher et tendre amour,

 

J’espère que votre périple se passe comme vous le souhaitez. J’ai eu plaisir à vous voir partir aussi excité, me laissant curieuse des raisons qui vous animent. Mais votre présence me manque terriblement.

 

Je vous écris cette lettre car j’ai bien peur qu’à votre retour je ne sois plus de ce monde. La maladie me ronge d’une puissance décuplée. Je n’ai presque plus aucune force. Je crains de ne pas pouvoir me réveiller demain après le lever du soleil.

 

Ne m’en veuillez pas de ne pas réussir à attendre de vous voir à nouveau. Je vous aime. Vous êtes mon sauveur, mon bienfaiteur, ma vie.  Ces deux années passées ensembles sont bien plus que ce que j’aurais pu espérer, bien moins que ce que j'aurais désiré. Je ne regrette aucun de nos moments.

 

N’ayez crainte, nous nous retrouverons dans l’au-delà. Faites-moi alors cette faveur lors de nos retrouvailles de m’enchainer, de martyriser mon corps, et, enfin, me pénétrer de votre vit. Je n’ai aucun doute sur le fait que vous pourrez enfin. Je rêve à chaque instant de ce moment. Je rêve continuellement de vous sentir en moi.

 

N’en veuillez pas à vos deux plus fidèles serviteurs. Ils ont décidé de m’accompagner dans mon voyage. Je les en remercie sincèrement. J’ai tellement peur de devoir partir seule.

 

Je vous aime. Pardonnez-moi de devoir vous abandonner.

Je vous aime, mon cher mari, tendre et attentionné.

Vous m’avez rendue heureuse, soyez en fier.

 

Très sincèrement,

Votre chienne, votre soumise,

Votre bienheureuse femme,

Votre Louise”

 

Fanny relit cette lettre encore et encore. Elle la lit même en dînant le petit repas qu’elle a pu se préparer. Elle la lit envieuse d’avoir l’envie d’en écrire une pareil à un homme qui saurait l’apprécier. Elle la lit déconcertée en se souvenant de ce premier rêve qui ressemble à ce qu’elle y a vécu. Elle la lit en espérant retourner de l’autre côté de ce miroir une fois endormie. Elle veut savoir ce qui est arrivé à cette femme. Elle veut savoir pourquoi Stanislas était parti.

 

Fanny s’enfonce dans son sommeil, allongée devant le miroir. Mais, aucun rêve cette fois-là. Elle ouvre les yeux car quelqu’un frappe à la porte. Elle se lève, se précipite dans la chambre pour enfiler des vêtements, ceux qu’elle avait retiré la veille avant de se prendre une douche, profitant de l’électricité revenue permettant de faire chauffer le ballon d’eau chaude.

 

Elle enfile rapidement ce même legging, ce même débardeur, et va enfin ouvrir. Elle se retrouve face à un homme avec une carrure imposante. Timidement, elle demande :

  • Oui ?
  • Bonjour madame, nous sommes les déménageurs.
  • Oh, parfait… heu…
  • Désolé, je vous avais dit hier qu’on arriverait vers onze heures. Nous avons deux heures d’avance. Mais, en même temps, j’ai pensé que vous aviez suffisamment attendu… d’ailleurs, si vous pouviez laisser un petit commentaire sympa sur notre site internet, c’est toujours agréable.
  • Oui… je le ferai… Et bien, heu… si vous pouvez déposer les cartons qui ne sont pas marqués chambre ou cuisine dans la salle derrière, ça m’arrangerait. Et pour les meubles, on fera au fur et à mesure.
  • C’est vous la patronne. Et il y a un patron ?
  • Il n’est pas là, il travaille.
  • Je ne vous cache pas que ce n’est pas pour me déplaire. Il y a bien trop souvent des chamailleries avec des “non, pas ici, mais là” et tout plein de trucs. Au moins, ça avancera plus vite, et tout le monde sera content.

 

Fanny sourit. L’homme est brut, direct et en même temps amusant. Elle aime ce franc parlé. Elle s’agenouille sur le parquet pour ramasser les papiers qu’elle avait laissé traîner. L’homme est debout, elle n’y prête pas attention. Elle se contorsionne pour attraper une feuille un peu trop loin. Elle tourne la tête, presque à quatre pattes, pour voir si une ne s’était pas échappée derrière elle, et elle découvre son reflet.

 

Elle reste dans cette position un instant, se met à rougir, voyant ses fesses offertes impudiquement à ce miroir, permettant à l’homme d’en découvrir tous les contours à cause de ce legging qui la moule parfaitement, et il ne s’en prive pas. Fanny le voit bien mater son postérieur. Il n’est pas gêné, mais elle oui. Il ose même ajouter :

  • Joli miroir.

 

Elle ne répond pas, elle ne dit plus rien. Elle se lève avec les papiers entre ses bras et part les déposer dans la chambre. Elle prend conscience qu’elle est seule, qu’ils sont trois. Sa tenue est peut-être trop légère, peut-être trop provocante. Doit-elle se changer ? Doit-elle retirer ce legging qui est comme une seconde peau sur elle ? Mais, pour mettre quoi ? Elle n’avait que ce jeans qui est maintenant déchiré à l’entre-jambes.

 

Doit-elle retirer ce débardeur qui ne cache rien de la forme de ses seins ainsi que des ses pointent ? Mais, pour mettre quoi ? Cette petite blouse légère qui offre un décolleté bien trop profond dès qu’elle devra se pencher un peu ?

 

Fanny frissonne en se disant qu’elle est totalement isolée, que s’ils se mettent à abuser d’elle, personne d’autre qu’eux ne l’entendra crier à l’aide. Elle est seule et ils sont trois. Ils pourraient facilement la rendre esclave de leurs pulsions sexuelles. Ils pourraient facilement la soumettre à leurs désirs les plus pervers.

 

Fanny frissonne tout en sentant dans son corps une chaleur monter depuis le bas de son ventre. Ses seins déjà gonflés se contractent. Ses tétons visibles pointent davantage comme voulant percer le tissu de son haut.

 

Une image traverse son esprit, une image qui lui réveille ses sens : elle, forcée à sucer ses trois hommes, forcée à lécher ses verges tendues pour elle. Elle se mord la lèvre inférieure tout en plaquant sa main entre ses jambes, sentant le tissu de son vêtement s’humidifier par ces drôles de pensées.

 

Et elle sursaute, retire sa main, lorsque la voix d’un d’eux lui demande :

  • Les cartons marqués “chambre”, c’est pour les mettre ici ?
  • Oui… Heu… contre le mur là.
  • Ok. On va certainement avoir besoin de la place du matelas gonflable.
  • Je vais l’enlever.

 

L’homme part chercher un autre carton. Elle s’agenouille, cherche le petit bitoniau qui permettra de faire sortir l’air. Elle monte sur le matelas à quatre pattes pour le dégonfler plus rapidement, s’imaginant un nouveau fantasme en même temps : l’homme, en revenant, la découvre ainsi, baisse son legging et la pénètre sans ménagement.

 

Elle entend des pas, tourne ses fesses vers la porte. Elle creuse les reins, elle attend une réaction. Elle fait mine d’être étrangère à ce qu’il vient de se murmurer :

  • Mmmmmhhh, jolie vue.

 

Elle fait mine d’ignorer sa présence. Mais ses envies de plaisir charnel deviennent presque incontrôlables. Elle le sent s’approcher d’elle. Elle sent cette odeur masculine envahir son nez. Elle sourit et tremble en même temps, peur que ses fantasmes ne deviennent réels, peur qu’on la prenne pour une fille facile, peur d’être ignorée et frustrée. Et l’homme lui dit :

  • Si vous permettez, vous vous y prenez pas d’la bonne façon.
  • Vraiment ?
  • Laissez-moi faire.

 

Elle se retire de ce lit de fortune. Elle passe à côté de l’homme, effleure son bras de la pointe de sa poitrine tendue. Elle contient son gémissement. Cette caresse éphémère lui a procurée plus de bien qu’elle ne l’aurait pensé.

 

Elle le regarde enrouler ce matelas. Elle regarde ces bras puissants qui pourraient la porter sans la moindre difficulté, qui pourraient la plaquer contre le mur. Elle imagine cette main d’homme fort maintenir son cou, le serrer pour l’empêcher de crier pendant qu’il fouille entre ses cuisses.

 

L’envie est trop forte, mais elle n’ose pas faire le premier pas. Elle récupère dans sa valise son ras du cou en cuir, se l’attache pendant que l’homme finit de dégonfler son ancien lit. Elle se demande s’il comprendra, s’il sera plus perspicace que son mari en découvrant l’anneau qu’elle porte.

 

  • Et voilà, c’est fait. Plus simple comme ça, non ?
  • Merci beaucoup.

 

Il la regarde alors fixement. Elle s’est mise adossée au mur, presque haletante, la bouche humide et entre-ouverte. Il s’approche d’elle, son coeur se met à battre de plus en plus fortement, sa respiration s’accélère. Il passe un doigt dans la petite boucle de métal et tire d’un coup. Elle pousse un petit cri de surprise, et de plaisir à la fois alors que sa poitrine s’écrase contre le buste de l’homme.

 

Elle ferme les yeux, penche sa tête en arrière en se léchant les lèvres. La langue de l’homme pénètre dans sa bouche, se retire peu après pour répondre à un autre :

  • Hey, Lionel, tu fous quoi ? Y’a des cartons qui t’attendent !
  • Je suis un peu occupé avec la dame. Venez-voir, je crois bien qu’elle aimerait qu’on fasse déjà une pause.

 

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