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Chapitre 9 : Amour profond

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Une main caresse tendrement les cheveux de Fanny. Elle n’a pas besoin d’ouvrir les yeux pour savoir de qui il s’agit. Quelque part, elle en est heureuse. Elle se réveille doucement et dit :

  • Bonjour, Stanislas.
  • Bonsoir, ma chère Louise.
  • Où suis-je ?
  • Dans vos appartements. Je n’y suis que rarement entré.
  • C’est joli. La bibliothèque est magnifique.
  • Vous aimiez tant lire.
  • J’aime encore… enfin, je veux dire que moi aussi, j’aime lire. Est-ce une baignoire ?
  • Oui. Désirez-vous que je vous y fasse mettre de l’eau tiède ?
  • Oh oui, s’il vous plaît.
  • Cela me plait. Je pars aider Marie-Hélène qui vous prépare votre soupé. Il vous redonnera de l’énergie, vous en avez grandement besoin.
  • Vous êtes si attentionné avec moi.
  • N’est-ce donc pas le rôle d’un mari ? N’est-ce donc pas ce que devrait faire tout homme qui aime sa tendre femme ?

 

Fanny ne sait quoi répondre. Fabrice ne se comporte pas vraiment comme ça avec elle. Il a des moments d’attention, mais ils sont si rares. Stanislas se lève, commence à quitter cette grande et magnifique pièce. Fanny lui demande :

  • M’avez-vous vu avec ces trois hommes ?
  • Oui, je vous ai regardée. Je vous retrouve de plus en plus, vous qui étiez capable d’offrir tant de plaisir pendant des heures durant, en oubliant vos propres souffrances, en profitant que des plaisirs.
  • Je me sens… sale.
  • Vous ne l’êtes pas. Eux le sont. Ils ont manqué cruellement de correction à votre égard. Reposez-vous, je reviens dans très peu de temps.

 

Il s’en va. Fanny retire ses cuissardes qui commencent à l’insupporter. Elle ne reste pas longtemps dans ce grand lit à baldaquin. Elle visite les lieux, regarde les livres. Elle se dit que vu leur ancienneté et leur bon état, des antiquaires se battraient rien que pour en avoir un.

 

La voix un peu dure de la gouvernante la fait presque sursauter :

  • Madame, désirez-vous souper dans vos quartiers ou dans la salle en présence de Monsieur ?
  • Dans la salle, cela me va très bien.
  • Parfait, Madame. Cela sera fait comme vous le désirez. Avez-vous une préférence pour un habit ?
  • Un habit ? Euh… je vous laisse choisir pour moi.

 

Marie-Hélène, malgré cet air froid, esquisse un semblant de sourire. Et elle répond à Fanny :

  • Si je puis me permettre, Madame, j’ai beaucoup de plaisir à vous retrouver.

 

La gouvernante a beau montrer aucune sensibilité, Fanny lit dans ses yeux, qui s’humidifient de sentiments profonds, qu’elle ne ment pas. Elle la laisse choisir, elle la laisse l’habiller. Elle la laisse lui mettre un corset ; elle qui rêve depuis longtemps d’en porter un. Et elle se trouve belle en se contemplant dans ce miroir de cette chambre. Elle se trouve belle vêtue d’habits d’un autre temps. Elle se trouve magnifique lorsque les yeux de Stanislas se mettent à briller en la regardant, après avoir marché le long de ce couloir où, dans sa vraie vie, sont pendus deux squelettes.

 

Ce repas a un goût qu’elle ne connaît pas, et pourtant, il lui semble étrangement familier. Elle le savoure, elle le déguste sous le regard tendre de Stanislas, pendant que Marie-Hélène prépare son bain.

 

L’eau est à la température idéale, comme elle aime, ni trop chaud, ni trop froid. Elle se sent bien. Et Stanislas est là, à la regarder. Il n’osait pas entrer jusqu’à ce qu’elle l’invite à la rejoindre.

 

Fanny se sent bien, se sent calme et reposée. Elle aimerait que ces moments recommencent éternellement. Elle aimerait que sa vie ne devienne que des rêves, et que ces rêves deviennent réalité. Elle se sent tomber amoureuse de ce personnage irréel qu’est Stanislas.

 

  • Approchez, s’il vous plaît.
  • Que puis-je pour vous, mon adorable Louise ?
  • J’aimerais que vous baissiez ce pantalon que je puisse vous goûter.
  • J’aimerais aussi. J’en ai rêvé des décennies. Mais, là, maintenant, j’ai tant peur de vous décevoir.
  • Vous ne m’avez aucunement déçue la première fois que vous m’avez prise.
  • Je suis heureux de le savoir. Je ne faisais répondre qu’à vos dernières volontés, cela a été ma motivation première.
  • Saurez-vous répondre à ma volonté actuelle ?
  • Dites-moi, je suis impatient de la connaître.
  • Je vous ai laissé me guider dans une danse dont je n’y connais rien. J’y ai pris un plaisir immense, je vous ai fait confiance. J’ai compris que vous n’avez aucune expérience dans le sexe. Je ne compte pas vous l’enseigner, je n’en suis pas intéressée. Je veux juste vous sentir contre moi. Je ne cherche pas la performance, je ne veux que votre corps contre le mien, le sentir vibrer, le sentir palpiter. Laissez-moi vous guider, s’il vous plaît. Rejoignez-moi dans ce bain, mettez-vous dans mon dos, serrez-moi dans vos bras. Je ne désire que cela.
  • Ma formidable Louise, je ne peux qu’accéder à votre requête. Vos mots viennent de toucher mon cœur endurci par toutes ces années. Je n’ai jamais douté que vous êtes une formidable femme. Je ne soupçonnais pas un instant que vous l'étiez autant.

 

Les baisers de Stanislas dans le cou de Fanny sont un délice pour la jeune femme. La verge de l’homme la pénétrant quelques minutes plus tard, alors allongés sur le lit, n’ayant pas pris le temps de s’essuyer, est un régal immense pour Fanny. Elle a cette drôle d’impression d’avoir attendu ce moment durant toute sa vie.

 

Elle le guide, elle l’embrasse. Elle fantasme sur ce moment, elle fantasme sur le fait que tout ceci soit bien réel. Jamais elle n’a pris autant de plaisir avec un amant. Jamais elle ne s’est sentie aussi bien dans les bras d’un homme.

 

Il éjacule en elle par de puissants jets de sperme. Elle en est heureuse au point où un orgasme se déclenche. Le corps de Stanislas tremble par tant de jouissance. Le corps de Fanny fait de même. Ils restent collés l’un contre l’autre. Il reste en elle aussi longtemps que cela lui est possible. Elle le sert de ses petits bras frêles pour l’empêcher de partir au cas où il en aurait l’envie. Elle le sert fortement en lui murmurant :

  • Offrez-moi un nouveau plaisir : restez dormir en moi.

 

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