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Sorte de poème

Ce soir je te tue

 

Je te regarde allongée sur le lit, nue
Tu me souris, mais ce soir je te tue
Tu n’as aucune idée de ce qu’il t’attend
Mais j’y passerai du temps
Je ne sais pas encore comment y arriver
Je veux t’entendre crier
Je veux te voir pleurer
Je veux ton corps blessé

 

Je m’approche de toi, tes yeux s’illuminent
Je me penche sur toi, dépose un baiser sur ton nombril
Tes mains jouent avec mes cheveux, s’y obstinent
Mes lèvres sur ton corps te rendent fébrile

 

Ma tête descend le long de ton ventre
Mes mains grimpent jusqu’à tes seins
Ma langue se délecte de ton antre
Tes fesses remontent, creusent tes reins
Mes doigts se saisissent de tes tétons endormis
Ils les pincent, les tirent, les endolorient
Tes gémissements sont mélange de peine et de douceur
Tu me repousses, tu t'échappes un instant
Ton regard sur moi montre ton propre étonnement
De cette envie que tu as que je sois encore joueur

 

Haletante, je te laisse doucement gémir
Frustrée, je ne t’ai pas faite jouir
Sereine, je monte tes bras
Confiante, je prends tes poignets, les relie
Curieuse, je les attache au lit
Chipie, je fais de même pour le bas

 

Tu es toute à moi
Attachée sans savoir pourquoi
Tes yeux brillent de milles feux
Mes doigts te feront encore vibrer au mieux

 

La crainte se lit dans ton regard
Lorsque ma main agrippe ces petites lanières
Mon bras tombe vers ton ventre, le lacère
La douleur moins forte que ta peur t’égare
Une caresse douce te réconforte
Je me prépare à nouveau à te fouetter
Je me prépare à nouveau à t’embrasser
Ces nouvelles sensations t’emportent

 

Tu n’es plus qu’un corps ligoté
Tu n’es qu’un corps qui m’est offert
Sur lequel je joue de toute ma perversité
Sur lequel j’opère

 

Je te fouette sans aucune retenue
Ta poitrine en est totalement rougie
Ton corps ne veut plus être tenu
Tes gémissements se transforment en cris
Mes doigts dans ta chatte te branlent en compensation
Bientôt un orgasme te coupe la respiration
Tu gueules, tu hurles
De plaisir, de douleur
Je continue jusqu’au crépuscule
Je continue sans regarder l’heure

 

Tu me supplies d’arrêter
Mais j’ai arrêté de t’écouter
Je ne veux entendre que tes jouissances
Tes cris profonds monter en puissance

 

Tes larmes coulent, tu es quasiment muette
Totalement haletante, abîmée par ma ténacité
Mes doigts quittent ta minette
Ma main lâche le fouet
Je défais les liens qui te tiennent
Je m’allonge sur toi, tu es mienne
Ton corps marqué brûle tel de la braise
Je pénètre en toi, je te baise

 

Tes lèvres acceptent les miennes
Ta langue reste légère, tu es exténuée
Mon amour, ce soir, je t’ai tuée
Tu espères déjà une fois prochaine






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