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Chapitre 7

Mamie Binocles Partie 1 Chapitre 7 

Je dormais bien trop profondément, je n’ai rien entendu, rien vu venir. J’ai cru me noyer, mourir d’asphyxie. J’ai toussé, je n’arrivais pas à me lever, bloqué au lit. Et la lumière s’alluma, m’aveuglant totalement. Il me fallu quelques secondes pour commencer à distinguer, comprendre ce qu’il se passait. Sandra était là, avec un sceau d’eau dans la main, semblait plus énervée que jamais. Mes mains étaient menottées au lit, je ne pouvais plus bouger. Elle retira son pantalon, son string, monta sur le matelas et se positionna juste au dessus de mon visage.

  • Qu’est-ce que tu fais ?
  • Je vais te pisser dessus, sale connard.
  • Non, attends, merde, c’est dégueulasse de faire un truc comme ça.
  • Ha oui ? T’as pourtant pas trouvé ça dégueulasse de pisser sur ma porte, hein ? T’as pas trouvé dégueulasse de bousiller la serrure. Et en plus, t’as même pas réussit à entrer, pauvre naze.
  • Arrête, c’est pas moi, je te jure, c’est pas moi.
  • Bien sûr. C’est toi et ton connard de pote !!! Mais, lui aussi, il va s’en prendre plein la gueule, ne t’inquiète pas pour ça.
  • Oui, c’est lui, j’ai rien fait. Il a essayé de forcer ta serrure, et il n’y est pas arrivé alors il a pissé sur ta porte. Moi, je suis parti, je n’avais plus envie de faire ces conneries.
  • Donc, tu étais bien là, et donc tu voulais rentrer chez moi. Je te conseille maintenant de fermer la bouche…
  • S’il te plait, non, ne fais pas ça. Je changerais ta serrure, je nettoierai ta porte, tout ce que tu voudras, mais fais pas ça. Je t’en supplie.
  • Ok, alors, dès que je te détache, tu vas nettoyer et changer le verrou.
  • Mais, j’en ai pas de verrou.
  • Ben si, sur ta porte…
  • Hein ? … Ok ok. Mais maintenant, tu me détaches !
  • Comme tu veux, mais j’ai très très envie de faire pipi… Je ne sais pas si je vais pouvoir me retenir.
  • Bon, vas aux toilettes et détache moi après.

 

Il était 4h17, et j’étais à nettoyer, échanger ma serrure avec la sienne, dans le couloir de la résidence, entièrement nu. J’avais honte, j’étais humilié. Je me demandais s’il n’aurait pas mieux fallu que je la laisse me souiller, si ça n’aurait pas été moins humiliant en fait. Et elle était là, à me regarder, à me dire que ce n’était pas suffisamment propre, à me faire recommencer. La plaisanterie dura jusqu’à plus de 7 heures. Et enfin, je pus rentrer chez moi, à installer ce verrou abîmé, mais qui fonctionnait encore en forçant un peu, à changer mes draps trempés par l’eau qu’elle avait versé.

 

Il ne restait que quelques jours avant les grandes vacances. Je n’ai plus parlé à Sandra jusque là. J’avais même oublié qu’elle voulait se venger de Rémy. D’ailleurs, ce si bon pote avec qui je devais passer une partie de mes vacances me lâcha, sans réelle raison. On dit toujours « un mal pour un bien », et c’est ce qu’il s’est passé pour moi car j’ai rencontré une fille, gentille, mignonne, douce.

 

J’ai vu Fanny sur la plage début de l’été. J’ai flashé sur elle, elle me regardait beaucoup, on s’est un peu parlé, le lendemain nous couchions ensemble, et nous ne nous sommes plus quitté depuis.

 

Elle était là lorsque je reçus la lettre qui me faisait tant stresser, plus heureuse que moi lorsqu’elle vit que je passais… J’étais peut-être le dernier à passer, mais tant pis, ce n’était pas grave, l’essentiel était là. Et alors que nous faisions l’amour ensemble pour fêter cet évènement, je pensais à Sandra, convaincu finalement que c’était grâce à elle que ceci avait pu arriver.

 

Et l’été est passé, les études devaient reprendre.

 

 

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