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Chapitre 23 - Réconciliations

Pauline Année de Terminale

Je me réveille reposée. J'ai merveilleusement bien dormi. Mon père n'est plus dans le lit, mais je sens son odeur. Mon corps est imprégné de sa délicieuse senteur. Je reste quelques minutes à me remémorer nos ébats, je souris, je suis heureuse. Le diamant est toujours autour de mon cou, il étincelle, retransmet mon état d'esprit.

Je me lève, enfile une chemise de mon père. La chambre d'ami est ouverte et vide. Dans le salon, personne non plus. Le lit a repris sa forme de canapé. Suis-je seule dans la maison ? Un petit mot sur la table basse : « Nous sommes allés nous promener, revenons vers midi ». J'ai deux heures devant moi de tranquillité à faire ce que je veux. Et tout de suite, là, je veux jouer avec mon gode en imaginant qu'il s'agit de mon père.

Mais, la porte de ma chambre est fermée. Je frappe, merde, mon sale cousin est resté lui aussi. Il répond avec un ton narquois

  • C'est occupé.
  • Ouvre.
  • Non !
  • Ouvre tout de suite, c'est ma chambre.
  • Je m’en fiche. Les invités d’abord.
  • Tu fais chier ! Je vais prendre ma douche et t'as intérêt à ouvrir après.
  • Bonne douche.

Je me lave, frustrée que mon plan soit contrecarré. Je sors, habillée d'une serviette. Je frappe à nouveau à ma porte et c’est le même sketch :

  • Il faut que je m'habille.
  • Reviens plus tard, je suis occupé.
  • … Tu fais quoi ? T'as pas intérêt à fouiller dans mes affaires.
  • Pourquoi, t'as des choses à cacher ?
  • .. mais ouvre cette putain de porte, connard ! Sinon…

Et j'entends les tiroirs de ma commode s'ouvrir. Le salaud, j'ai envie de le tuer. Je tambourine contre le bois, et enfin, la clé, il l'entre-ouvre et me montre mon gode. Je suis dans un état d’énervement total. Je me retiens pour ne pas le frapper. Et lui, avec son air de con, me sort :

  • C'est ça que tu ne voulais pas que je trouve ? C'est devenu tellement commun chez les filles d'en avoir un.
  • Lâche ça, je ne veux pas que tu mettes tes sales pates dessus.
  • Ho, mince alors, tu ne voudras plus l'utiliser. Comment va faire une petite branleuse comme toi ?
  • Tu devrais peut-être te l'astiquer plus souvent, ça te rendrait plus intelligent.
  • Espèce de …

Et je pousse d'un coup pour libérer le passage, il se prend la porte en plein visage et j'en profite pour reprendre possession de mon antre.

  • Maintenant, tu sors de ma chambre.
  • Putain, salope, tu as failli me casser le nez.
  • Et c'est-ce que je vais faire si tu ne dégages pas tout de suite.
  • Essaie pour voir.

Faut pas me le dire deux fois ça. Je m'approche de lui et tente de le gifler. Il esquive. Je retente sans plus de succès. Il se croit le plus fort, et se moque de moi. Une troisième tentative et… ma serviette glisse, je me retrouve toute nue devant lui. Je suis aussi surprise que lui qui a les yeux fixés sur moi. Je me baisse pour la récupérer en l'engueulant :

  • Vas-y, te gêne pas, mate !

J'attrape la serviette, il pose un pied dessus, je suis surprise de ce geste qui m’énerve davantage :

  • Qu'est-ce que tu fous ? Ça t'amuse de m'humilier encore plus ?
  • Je pensais pas que tu étais aussi bien foutue.
  • … T'as dit quoi ?

Et le tissu de son caleçon se déforme à vue d'œil, il se met à bander. Il est tout d'un coup gêné et mets ses mains devant. Je me relève en cachant mes seins et mon minou et lui disant :

  • T'inquiète pas, j'en ai déjà vu d'autres... Mais, c'est toi qui es gêné de me voir à poil en fait.
  • … Non, je m’en fous… je vais te laisser t'habiller et prendre ma douche.

Je me précipite sur la porte pour la fermer à clé et je la retire de la serrure, la gardant dans la main, contre ma poitrine. Il a l'air tout bête, ses mains toujours devant son sexe.

  • Tu peux ouvrir, s'il te plait ?
  • … C'est ça qui fallait faire ? Me montrer à poil pour que tu arrêtes de me faire chier ? Et bien, viens chercher la clé si tu oses.

Il n'ose pas, devient rouge. La vache, je ne m'imaginais pas une telle réaction de sa part. Je poursuis à l'embêter, je découvre mes seins et mon pubis en ajoutant :

  • Ben alors, t'as pas peur de moi tout de même...

Je vais plus loin, bombe le torse, me cambre, me caresse la poitrine. Il regarde le plafond, le mur. Il transpire, j'ai l'impression qu'il va faire un malaise. Et d’un coup, arrivant comme une évidence, je lui demande :

  • T'es puceau ?
  • Hein ? … Pfff... Bien sûr que non...
  • Regarde-moi !

Il essaie, mais n'arrive pas à garder les yeux sur mon corps. Je m'avance vers lui, il aimerait reculer mais est déjà contre le mur. J'avance encore... Il ne reste plus que quelques centimètre entre nous deux. Je lui dis, en faisant un petit bisou sur son nez :

  • Pardon, je ne voulais pas te faire mal.

Il a l’air si démuni, si vulnérable. Je ne sais pas pourquoi, mais il me donne une envie de lui, une forte envie sexuelle. Mais… merde quoi, c’est mon sale con de cousin… il doit déjà me prendre pour une salope, ce n’est peut-être pas la peine d’en rajouter. Il faut qu’il parte vite de cette chambre avant que je ne perde le contrôle.

Je lui tends la clé pour sortir, sa main tremble, la mienne aussi, et elle tombe sur le sol. Je me baisse aussitôt pour la récupérer, m’agenouille. Je suis à bonne hauteur, je sens l’odeur de son sexe qui me fait tourner la tête. Je tiens fermement cette putain de clé dont je n’arrive plus à lui donner. Je suis en train de craquer totalement. Et Adrien m’interpelle, croyant qu’il va me la demander, mais :

  • Pauline… C’est de l’inceste entre cousins ?
  • Quoi ?... On s’en fout, non ?
  • Je crois que tu as raison en fait. Tu me fais trop bander.
  • Déshabille-toi, je vais m’occuper de ça.
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