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Chapitre 30 - Fouteuse de merde

Pauline Année de Terminale

Le professeur principal n’arrive pas à cacher sa surprise en me voyant débarquer au milieu de son cours de math. Les autres élèves me regardent en se demandant ce qu’il se passe. Je m’installe à une place libre, la plus proche de l’estrade, au premier rang. Le prof, en essayant de reprendre de l’assurance, me fait :

  • Bonjour Pauline, j'espère votre épreuve de rattrapage s’est bien passée.
  • Avec tout ce qu'on a vécu ensemble, tu peux me tutoyer. Et, elle n’était pas de rattrapage, puisque je n’ai pas pu y participer avec les autres à cause de toi.

Le silence dans la classe est tellement intense qu'on pourrait entendre une araignée tisser sa toile. Le prof se racle la gorge et reprend son cours. Je retire mon gilet, enlève mon débardeur, je commence à dégrafer mon soutien-gorge, et il me demande plus miteux que jamais :

  • Qu'êtes-vous en train de faire ?
  • .. Pardon, j'ai tellement l'habitude d'être à poil devant tout le monde. C’est comme un réflexe. Mais d’habitude tu aimes, pourquoi ça te gêne ?

 

Et je fais semblant de rire en ajoutant :

  • Merci de m'avoir arrêtée, un peu plus et j'allais me foutre les doigts dans la chatte et me branler comme une folle.
  • Pauline, tout ceci est...

 

Il se ravise en s’apercevant que les autres écoutent. Il range ses affaires, puis dit :

  • Le cours est terminé !

 

Et il sort de la classe dans les secondes qui suivent, la queue entre les jambes. Je me fais alors directement alpaguer par Marie-Aude, certainement la plus conne fille de ma classe, qui me dit :

  • En plus d'être une pute, tu fais chanter les profs ? Je ne veux pas louper mon bac à cause de toi. Parce que ce sont de bons profs, et ils nous préparent bien.
  • Je suis certaine qu'ils adoreraient te préparer ton petit cul, et voir comment il se dilate en entrant leur bite dedans.
  • … On a toujours le choix.
  • T'es née comme ça ou t'as eu un accident de poussette ? Ils ne te demandent pas ton avis. Ils s'en fichent de savoir si tu aimes ou pas, si tu as mal ou non. Tant qu'ils s'occupaient de moi, tu étais sauve ou l'une de tes petites copines. Et ce que je fais là, c'est pour éviter que ta pétasse de sœur en seconde prenne ma place lorsqu'elle sera en terminale. Je suis claire ou t'as besoin d'un dessin ?

 

Elle ne sait plus quoi dire. Mais, Paul intervient, malheureusement pour lui :

  • Ok Pauline, t'es pas obligée de lui parler comme à une demeurée non plus.
  • Alors qu'elle fasse preuve d'intelligence.
  • … Personne ne pouvait savoir.
  • Si, toi ! Mais tu as préféré m'abandonner au moment où c'est devenu difficile, juste après m'avoir donnée espoir. Tu te souviens ? Emilie en pense quoi ? … Alors ?... Tu ne lui as rien dit, c'est ça ? T'es pire que tous les autres.
  • Pardon Pauline. Mais, je veux que tu saches que je ne suis pas ton ennemi.
  • Pas mon ami non plus.

 

A mon tour, je récupère mes affaires, et sors de la classe en leur adressant à tous un beau doigt d'honneur. Ça ne sert à rien, je sais, mais ça me fait du bien. Je veux me venger, à n'importe quel prix. Tous ceux qui m'ont fait du mal, tous ceux qui ont profité de moi allaient payer le prix fort.

Mais, dans le couloir des classes, on m'attrape et on me colle contre le mur. C'est Paul, il m'embrasse... mon dieu, comme c'est bon, comme ça me manquait. Mes lèvres n'ont pas embrassées d'autres lèvres depuis trop longtemps. Sa langue caresse la mienne, mon corps réagit, j'en gémis presque. Et je reprends mes esprits, le pousse, essuie ma bouche du revers de la main en prenant un air dégoûté :

  • Putain, qu'est-ce que tu fous ?
  • Je veux que tu saches que je ne t'ai pas abandonnée.
  • Mais oui, bien sûr. Tu me prends pour une conne en plus ?
  • Si j'avais continué à te soutenir, tu te serais laissée encore plus exploiter.... Emilie a appelé ton père.
  • … Pourquoi elle aurait fait ça ?...Tu... t'as fait quoi ?... Pourquoi ?

 

Je me mets à pleurer en comprenant. Il a les yeux rouges aussi. Il commence à me dire :

  • Parce que je t'ai...

 

Et je le pousse en arrière, je pars en courant. J'ai peur de lui montrer ma véritable fragilité, j'ai peur qu'il sache que j'ai encore des sentiments, j'ai peur de l'entendre dire... Et je passe tout le temps du déjeuner dans les toilettes à pleurer, puis me calmer, et me préparer pour la seconde épreuve du bac blanc… et je me rends compte que je ne suis plus amoureuse de Paul, mais d’un autre homme, un homme qui me connait parfaitement.

Je poursuis les épreuves du bac blanc, concentrée comme jamais pour décrocher les meilleures notes. A chaque fois que je lève les yeux et regarde le surveillant principal, j’ai l’impression qu’il se pisse dessus. Mais, je n’ai pas envie d’enfoncer le clou. Je ne retourne pas non plus en cours pour foutre la merde alors que je finis en avance. Je ne vois personne, ni ces connards de profs, ni ces merdeux d’élèves, et encore moins Paul.

Dernière épreuve, je finis avant l’heure, je rentre directement à la maison. J’attends mon père, je suis pressée qu’il rentre, et enfin, le voilà. Il me regarde, et me dit :

  • Tu es très belle. C’est pour quelle occasion ?
  • Juste comme ça. Je te plais ?
  • Beaucoup.
  • Tu es un sacré cachotier...
  • Je ne vois pas de quoi tu parles.
  • Et si je te dis : Paul ?

 

Il sourit et répond :

« Et tu comptes te venger avec ta jolie robe noire du 24 Décembre, ton maquillage simple mais efficace, ton manque de sous-vêtements. Pas de bas, mais des chaussures à talons aiguilles.

Tu as dû mettre du temps à coiffer tes cheveux ainsi. Tu t'es enduite de la crème à l'huile d'olive, je le vois à la beauté de ta peau.  Pas de parfum superflu. Ton foulard cache le diamant que je t'ai offert et que tu te décides enfin à remettre. J'arrête là ou tu veux que je rentre dans les détails ? »

 

Je n'en reviens pas de tout ce qu'il a vu en quelques secondes. Je comprends que je ne peux rien lui cacher. J'avance rapidement vers lui et l'enlace. Il en profite pour me dire :

  • J'ai l'impression que ta journée s'est bien passée.

 

Je ne veux plus qu'il parle, je l'embrasse, comme une amante, une maitresse. Je l'embrasse comme une amoureuse. Je suis plus que sa simple fille. Mes mains passent dans mon dos et descendent la fermeture éclaire de ma robe. Je l’aime.

Je n'ai jamais voulu autant de quelqu'un qu'à cet instant. Et il sait répondre à mes envies, m'écouter, être à moi tout comme je suis à lui. Au moment où il éjacule en moi, je lui avoue mon véritable secret :

  • Je t'aime papa et personne d’autre.
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