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Chapitre 31 - Piège

Pauline Année de Terminale piege

L’année scolaire est loin d’être terminée. Je passe les grilles du lycée pour ce nouveau jour, je suis totalement perdue. Un moment, je me demande si je n’aurais pas dû enfiler une tenue provocante, car les profs vont… non, non, c’est fini ça. Je n’ai plus non plus cette haine et cette colère. Paul ne m’avait pas laissée tomber en fait, et mon père, l’amour de ma vie, est formidable.

Je sais que je ne suis plus la même qu’en arrivant dans ce bahut quelques mois plus tôt. Beaucoup de choses ont changé, j’ai changé. Je m’assois à ma place, je vais passer un cours de façon normale, comme n’importe quel élève. Je devrais en être heureuse, mais j’ai terriblement envie de me masturber sous les yeux de tous.

Marie-Aude veut me parler en privé. Elle semble désolée. Nous nous isolons et elle commence à dire :

  • Tu sais, j’ai repensé à ce que tu as dit... enfin, je veux dire que… tu crois que ça aurait pu arriver à n’importe qui d’autre ?

Je ne l'écoute déjà plus. Une odeur dégage d’elle… un mélange féminin et masculin à la fois. Elle a un copain, c’est certainement lui que je sens. Je n’arrive pas à décrocher mes yeux de ses lèvres qui bougent en me parlant, lèvres recouvertes d’un peu de rose brillant qui sent la fraise. J’ai envie de goûter, j’ai envie d’insérer ma langue entre ses dents et caresser la sienne.

Elle s’arrête un instant de parler, me fixe, et d’un petit sourire me demande :

  • Je te donne envie ?
  • … Je t’écoute juste.
  • Les cours vont bientôt reprendre. On se revoit après ? Je connais un endroit calme.
  • Pour quoi faire ?
  • Je crois que tu sais.

 

Elle se penche sur moi et dépose un baiser léger sur mes lèvres.  Elle se retire, et me sourit à nouveau. Ma langue lèche mes muqueuses. Oui, nous allons nous revoir après les cours. J’ai bien envie de la connaitre plus intimement.

Je me demande ce qu’est cet endroit calme. Je passe le reste de la journée à fantasmer sur ce que nous allons faire. Les minutes me semblent durer des heures, mon excitation monte au fur et à mesure que le temps passe. Nos différents échanges de regard n’aident en rien à mon état. Et enfin, la sonnerie de fin, j’ai anormalement chaud. Mais, nous attendons que la foule quitte l’école avant de s’éclipser.

Je suis Marie-Aude. Elle semble connaitre l’endroit parfait pour nous deux. Elle m’amène derrière la cantine, me fait entrer par la porte de service qui amène aux cuisines. Je ne me demande même pas comment elle connait ce passage, je trouve juste son idée judicieuse puisque plus personne n’est présent dans ces lieux.

Elle s’assoit sur l’établi, je m’approche pour l’embrasser. Elle me bloque en mettant sa main devant, me frustrant au passage, et me dit :

  • Je dois t’avouer quelque chose avant… tu ne peux pas savoir comment j’ai fantasmé sur toi, avec tes habits ultra sexy, lorsque tu te touchais...
  • C’est vrai ?
  • J’ai passé des nuits la main entre les cuisses en repensant à toi… et quelque part, ça me manque de ne plus voir ça. Tu voudrais le faire pour moi ?
  • Me masturber là ? Juste ça ? J’avais pensé à autre chose…
  • Ce n’est que pour le début. Et après, tu verras, tu ne le regretteras pas.

 

J’hésite, elle s’avance vers moi pour m’embrasser. Quel plaisir de sentir sa langue caresser la mienne. Je me laisse aller, je me laisse faire. Quelques instants après, je suis totalement nue, assise à mon tour sur un plan de travail. J’ai l’impression d’être un peu dans la vape, j’ai une sensation étrange. Elle est en face de moi, à m’observer, et me dit :

  • Vas-y, montre-moi plus.
  • Tu en parleras ?
  • Je n’ai aucune envie que mon copain sache ça.
  • Que veux-tu ?
  • J’aime trop te voir te toucher.

 

Je commence à écarter les cuisses. J’ai la tête qui se met à tourner, c’est une sensation désagréable, que je ne comprends pas, mais qui n’a rien à voir avec l’excitation. D’ailleurs, celle-ci est en train de partir, disparaitre totalement.

Je vois alors Marie-Aude d’une autre manière. Je ne comprends pas ce que je fais comme ça, pourquoi elle me demande ça. Malgré ce qu’elle veut faire paraitre, elle est totalement désintéressée, voir dégoûtée. Je descends du plan de travail et récupère mes affaires. Elle m’attrape par le bras en me demandant :

  • Tu fais quoi là ? Je croyais qu’on allait…
  • Je n’ai plus envie.
  • Plus envie ?... De toute façon, ça ne change plus rien.

 

Son visage change radicalement, son masque tombe. Elle a un air hautain. Je comprends que ses intentions n’ont rien d’amical. Je remarque alors des têtes se relever, cachées derrière différents meubles. C’était donc un piège ? Il y en a de ma classe, mais pas seulement. Ils doivent être une bonne dizaine, peut-être plus. Je me sens conne, ma tête tourne de plus en plus, je veux fuir. Marie-Aude, se mettant juste devant moi et me bloquant le passage pour sortir, se moque de moi :

  • J’ai toujours dit que t’étais une pute et tu l’as prouvée une fois de plus. Plus personne ne va croire ce que tu racontes. Personne ne t’a jamais forcée. T’es juste une nympho qui ne l’assume pas.
  • Laisse-moi passer, s’il te plait.

 

J’ai de plus en plus chaud. Je sens mes jambes commencer à trembler. Mais, elle ne bouge pas :

  • Allez, montre-nous. Il y a plein de trucs avec quoi tu peux te branler.
  • Arrête ! Je ne veux pas.

 

Et je la bouscule, et cours dehors en tenant dans mes mains mes affaires. Je me couvre juste en remettant mon manteau et fuis le plus loin possible. Mais, je n’ai plus de force, et je dois m’arrêter pour reprendre mon souffle, pas suffisamment loin à mon goût. Je pense être seule, je me mets à pleurer, plaquée contre un mur.

 

  • Pauline ? Ca ne va pas ?
  • … Paul ? Heu… si, ça va… t’es encore là ?
  • Ben, j’avais mon entrainement de volley. Je viens de finir. Tu veux que je te raccompagne chez toi ?
  • … Mon père ne sera pas encore rentré. Je n’ai pas trop envie d’être seule…
  • Je t’amène chez moi alors ?
  • Je veux bien, si ça ne te dérange pas.
  • Pas de problème. Qu’est-ce qu’il y a ?
  • Rien… je ne me sens pas très bien, c’est tout.
  • Ok… et pourquoi j’ai l’impression que tu ne portes pas grand-chose sous ton manteau ?
  • … Je… je n’ai pas envie d’en parler… j’ai juste était conne, c’est tout.

 

Il me prend dans ses bras, m’embrasse dans le cou. C’est agréable, mais à cet instant, j’ai envie de le repousser. Je prends sur moi jusqu’à ce qu’il me lâche et nous quittons cette école ensemble.

 

 

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