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Chapitre 37 - Sans amis ? Et alors ?

Pauline année de terminale excitee

L'épidémie de grippe se termine, tout le monde est à nouveau en classe. Il aurait peut-être mieux valu pour moi qu'elle continue jusqu'à la fin de l'année. Je suis la pestiférée de la classe, de tout le lycée même. Je reçois des insultes de toute part, et Paul est loin d'être le dernier sur le sujet, le pensant même meneur des autres, avec Marie-Aude. Il m'en veut à mort de ce que j'ai fait avec son père, j’ai perdu son soutien à jamais.

Son soi-disant amour qu’il avait pour moi s’est transformé en haine. Il dit que je l’ai trompé, que je l’ai humilié. Mais, nous n’avons jamais été ensemble, tout juste amant finalement. De toute façon, je ne m’en fais pas. Les profs seront gentils avec moi pour que je leur offre mon corps.

Dans les couloirs, je me fais régulièrement bousculée, taclée. Des histoires insensées ont été inventées : j'aurais des mycoses, des maladies sexuelles, je me taperais même des chiens ou des chevaux... j’ai surtout perdu le soutien de tous les élèves, sans la moindre exception. De toute façon, je n’étais pas plus aimée en débarquant dans cette ville.

Mais, je suis plus inquiète pour autre chose : moi et mes envies. Mon père ne me touche plus, il n’a plus le droit. Il est puni de m’avoir trompée avec la mère de Paul. J’ai pensé qu’il serait vexé, mais il a ri lorsque je le lui ai expliqué. Il me déçoit. Pour ma part, je me demande combien de temps je vais tenir car je n’ai plus aucune queue à me mettre sous la dent.

Avec d'autres élèves, ce n’est pas possible, et les profs... Qu’attendent-ils ? Tous les jours je porte un ras du cou. Si leur but est de me faire perdre tout contrôle, ils sont bien sur le point d'y arriver. Heureusement que nous sommes vendredi et que ce soir sera le premier jour des vacances d'hiver.

J’ai failli craquer plusieurs fois et demander à mon père de me baiser comme une folle. Mais, je me suis fait une promesse et j’essaie de la tenir. Mes très nombreuses masturbations journalières n’ont que le bénéfice de me calmer pendant quelques minutes à peine.  J’aime m’enfoncer mon gode ou une des bouteilles de bière vides de mon père dans mon vagin ou mon anus. Mais, ces objets ne valent pas une bite.

Il faut que je parte en chasse, que j’aille me taper n’importe quel mec, jeune ou vieux, moche ou mignon, gros ou maigre. Tout ce qui m’intéresse est ce que je trouverai dans le pantalon. La dernière fois que j’ai dragué un inconnu, j’habitais encore à Paris. A cette époque, ce n’était pas pour me le faire, j’avais un jeu bien plus marrant. Mes proies étaient des mecs plutôt canon accompagnés par une petite amie. J’adorais la réaction des filles jalouses. Je me faisais souvent insulter, mais c’était surtout le mec qui s’en prenait plein la gueule.

Cette fois, ce ne sera pas pour jouer, mais bien pour aller jusqu’au bout. Je me fous de l’endroit où nous le ferons, ça peut-être dans ma maison, ou chez lui, ou dans une voiture, ou encore caché entre deux poubelles. J’ai hâte de me faire prendre, mais il ne faut pas que je me presse pour autant.

Mon père va bientôt partir travailler. Il faut ensuite que j’attends que les magasins ouvrent. A cette heure, seuls ceux qui vont bosser seront dans les rues. Trop peu de chance d’avoir ce dont j’ai besoin.

Je regarde ce que je vais mettre. Je veux être sexy, provocante, attirer les regards et les envies. Et mon téléphone sonne, c'est en numéro masqué. J'hésite, et réponds. C'est mon professeur principal.

  • Tu passes de bonnes vacances ?
  • … Oui.
  • T'es en ville ?
  • Oui, je suis en ville.
  • Je me disais, il y a eu quelques aménagements faits à la bibliothèque de l'école. Es-tu intéressée de les voir avant les autres ?

Je sens déjà l'excitation envahir tout mon corps. Mon cœur bat fort, ma poitrine se gonfle. Il appelle au bon moment, je ne pouvais plus attendre. Et, voyant que je ne réponds pas immédiatement, il continue :

  • Mais, tu n'as peut-être pas envie de porter un ras du cou.
  • Ho, si, même plusieurs s'il le faut.
  • C'est bien ça. Je dois te prévenir que le chauffage a été mis au maximum. Je ne voudrais pas que tu ais trop chaud…
  • … Je risque de mettre du temps à arriver, il y a moins de bus en ce moment.
  • Ce n'est pas grave. Nous avons toute la journée devant nous. On t'attend.

Et il raccroche... « On » ? J'aurai bien aimé savoir qui sera présent aussi. Mais, j’ai déjà ma petite idée de quoi porter. Je commence par vérifier l'heure de passage des bus pour ne pas poireauter bêtement dehors dans le froid, et je me prépare.

 

 

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