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Chapitre 40 - Pardon papa

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J'attends mon père, je ne sais pas comment lui expliquer. J'ai regardé quelques fragments de la vidéo... je me sens mal, très mal. Et il entre. Je l'entends retirer son manteau et ses chaussures. Je décide de quitter la chambre pour aller à sa rencontre. Nous tombons face à face dans le couloir. Je suis un peu surprise : d'habitude il se prend une bière directement. Et sans crier garde, il me colle la gifle la plus monumentale de ma vie. Ma tête cogne contre le mur, et je glisse jusqu’au sol.

Je sens ma joue en feu, un goût de sang envahit ma bouche, mais je ne dis rien, je l'ai bien méritée comprenant qu'il a dû recevoir une copie de la vidéo également. Il me regarde fixement, avec colère alors que mes yeux se remplissent de larmes. Je lui dis alors :

  • Pardon papa.
  • Tu te rends compte de ce que t’as fait ? Tu te rencontres qu’on ne peut plus rien faire contre tes profs ?... Faut vraiment que tu arrêtes de penser avec ton cul.

 

Et il me prend dans ses bras, nous nous serrons fortement, et je pleure à chaudes larmes sur son épaule.

Suite à ces évènements, mes envies sexuelles se sont calmées, et je les contrôle bien mieux. C’est comme si j’avais eu un déclic. Et lorsque j’ai vraiment envie, mon père est là pour me calmer, pour me faire l’amour. Il n’y a finalement que lui maintenant, le seul qui ne m’ait pas abandonnée, qui est resté avec moi, et qui m’aime pour ce que je suis, malgré tout ce que j’ai fait. Tous les autres, même ma mère qui n’était même pas revenue pour fêter mes 18 ans, ne comptent plus.

Je me suis mise à faire beaucoup de sport, j’aime courir, j’aime frapper dans un sac de boxe. Mon père en a installé un dans ma chambre, tous les jours je passe des heures à donner des coups dedans. J’ai besoin d’évacuer tant de choses car, au lycée, c’est l’horreur.

Mes notes sont bonnes, les profs ne peuvent plus les truquer. Mais pour le reste… je me fais insulter tout le temps. Les profs n’aident pas non plus, ils sont durs et sarcastiques à mon égard, ils essayent de me faire péter un câble. Ils espèrent que je leur offre une excuse pour me virer, mais je ne réagis pas. Et pourtant, j’ai très souvent envie de leurs arracher les couilles et les leur faire bouffer.

Je suis seule au lycée, et tous sont contre moi. Parfois… souvent en fait, je craque et me mets à pleurer face à temps de méchanceté. Certains sont indifférents, d’autres s’en amusent. Mais Paul attend ces moments avec impatiente pour me rabaisser encore plus, pour m’enfoncer encore plus bas que je ne le suis déjà. Il me hait au plus haut point.

Finalement, je finis l’année scolaire comme je l’ai commencée : sans aucun ami, détestée de tous. Mais, je ne suis plus du tout la même. En mieux ? En pire ? Quelle importance ? Le but est d’apprendre de ses erreurs et d’atteindre les objectifs qu’on se fixe. Pour moi, c’était d’entrer dans une grande école, et la mention très bien que j’ai eu au bac me donne le choix entre toutes celles qui sont prêtes à m’accueillir.

Mes critères sont assez simples : une où je ne risquerai pas de recroiser quelqu’un de mon lycée et pas très loin de chez mon père. Je veux pouvoir revenir aussi souvent que nécessaire afin qu’il ne soit pas seul trop longtemps, dans cette maison bien trop grande pour lui tout seul. Et je veux aussi pouvoir être là pour le soutenir, la procédure de divorce ayant débutée, ma mère cherchant à voler tout son fric.

Mais là, ce n’est pas le moment de penser aux soucis passés ou futurs. Demain, nous partons pour ma nouvelle vie, pour m’installer là où je vais crécher pour mes cinq années d’études. Alors, profitons du moment présent. Il m’observe en me disant :

  • Tu es très jolie ce soir.

Je lui souris, n’arrive pas à détacher mes yeux des siens. Son regard à tendance à plonger dans ce décolleté profond qu’offre cette robe peut-être un peu trop habillée et sexy pour ce restaurant. Nous n’en sommes qu’à l’apéritif, mais je rêve déjà de rentrer rapidement pour qu’il me fasse l’amour toute la nuit. J’ai hâte qu’il découvre les sous-vêtements coquins que je porte pour lui.

Il me manquera, c’est certain.

 

 

   Chapitre 39 - Chantage     — oooOOooo —     

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