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Chapitre 28 : Annie

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Je me regarde dans le miroir. Le maquillage n’est pas trop prononcé, voir même léger. La robe me va parfaitement, ni trop courte, ni trop longue, avec un décolleté sage. Je veux faire une bonne impression. Je suis confiante, tout se passera bien.

 

Luc arrive derrière moi, et m’embrasse dans le cou. Il me dit :

  • Très jolie. Je n’ai plus l’habitude de te voir comme ça.
  • Vraiment ? Je te plais ?
  • Oui, mais, il y a un truc en trop.

 

Il soulève le bas de ma robe et baisse ma culotte. Le coquin, il adore quand je ne porte rien. Et il se remet contre moi, me tenant par les hanches tendrement. Il me demande :

  • Tu ne veux vraiment pas que j’annule ?
  • Mais non, c’est bon. Aucune chance qu’ils me reconnaissent.
  • Tu joues avec le feu là.
  • Il n’y a aucun risque, je t’assure. Ils étaient trop focalisés sur Oui-Oui. Ils m’ont à peine aperçue. Je suis une autre femme : habillée simplement, coiffée et maquillée sagement… du coup, je suis déjà prête. On peut peut-être faire quelques folies avant d’y aller ?
  • Non, je préfère qu’on débarque maintenant.
  • Pourquoi ?
  • Pour être certain que c’est sans risque. Si ça dérape, on dégage directement.
  • … Ok, mais tu t’inquiètes vraiment pour rien, Luc. Au fait, tu ne m’as pas dit si la surprise t’a plu.
  • Je t’ai larguée ?
  • Non.
  • Ben, t’as ta réponse.
  • Gros macho de merde.

 

Il lève à nouveau ma robe pour me donner une bonne claque sur ma fesse droite. Je pousse un petit gémissement de plaisir. Il ne faudrait tout de même pas qu’il commence à m’émoustiller alors que j’ai déjà des envies coquines. Et il m’enlace tout en déposant un petit bisou dans le cou. Il me dit ensuite :

  • C’est pour ça que tu m’aimes.
  • Je ne te l’ai jamais dit.
  • Ça viendra. Et toi ? Pas trop déçue de ne pas avoir eu le temps de te faire baiser par Oui-Oui ?
  • Ça va, tu as bien compensé juste en bas de l’immeuble sur le capot de ta voiture. On aurait tout de même pu se faire surprendre. Ce n’était pas raisonnable.
  • Oui, surtout avec tes cris me demandant d’y aller plus fort. Bon, si t’es prête, on y va.

 

A nouveau une nouvelle claque sur les fesses. Vivement ce soir pour qu’il puisse utiliser la laisse que je lui ai offerte. Et nous arrivons peu après. Luc semble stressé. Je lui caresse les cheveux en lui disant :

  • Tu t’inquiètes pour rien.
  • J’aimerais que tu ais raison.
  • Je te parie que tout va bien se passer. Si je gagne, tu fais tout ce que je veux durant toute la soirée. Si je perds, je serai ton esclave dévouée pendant une semaine. Tu vois comme je suis sûre de moi ? Je ne me trompe jamais.
  • Ok… allons-y.

 

Je me suis trompée. Et le plan de secours, c’est-à-dire fuir, n’a même pas pu être mis en place. Elle m’a reconnue. Pire : elle a tout vu. Je me suis déjà sentie mal à l’aise, mais jamais à ce point-là. Je tente de garder bonne figure, c’est compliqué, j’ai envie de chialer. Et je ne sais toujours pas pourquoi Oui-Oui est là.

 

La conversation prend un drôle de tournant. La mère de Luc se sent mal. Je me lève pour lui servir un verre d’eau. Elle me remercie, et nous regarde toutes les deux, elle semble démunie. Et elle dit :

  • Comment puis-je me permettre de vous juger toutes les deux avec ce que j’ai fait dans ma jeunesse ?
  • Ben, reprend Oui-Oui, on fait toutes des bêtises dans la vie.
  • Je n’ai jamais considéré que j’avais fait des bêtises. J’ai fait des choses qui ont fait de moi la femme que le père de mes enfants a aimée… Et j’ai laissé de côté cette femme pour devenir mère… une mère parfaite, sans défaut. Et pourquoi je vous dis ça à vous ?
  • Peut-être parce que vous savez que nous somme de sacrées salopes et que du coup nous n’avons aucune raison de vous juger.

 

Elle se lève. Elle semble aller mieux. Elle dépose un bisou sur le front de Oui-Oui en disant : « bonne petite », et elle me donne un coup dans le bras en me disant : « allez, coupez-moi ce concombre. Il ne va pas se faire tout seul. Vous voulez me faire bonne impression ? Alors travaillez !»

 

Oui, heu j’y vais, je commence à enlever la peau. Oui-Oui ne semble pas vouloir en rester là dans la conversation :

  • Et vous avez fait quoi de si horrible dans votre jeunesse ?
  • Je n’ai rien fait d’horrible. J’ai juste travaillé dans un bar pour payer mes études.
  • … Ok… et votre belle-mère ne vous aime pas à cause de ça ?
  • Oui, tout à fait. J’ai encore la tenue, même si les années ont fait qu’elle n’est plus du tout à ma taille.
  • J’ai trop envie de la voir.
  • … D’accord, je vais aller la chercher pour que vous compreniez. Et vous, Annie, vous avez intérêt à avoir fini de le couper à mon retour.
  • Oui oui, madame, réponds-je.

 

Elle quitte la cuisine. Oui-Oui me sourit et se penche vers moi pour me déposer un petit bisou sur les lèvres. Et elle me dit :

  • Bon, ben, finalement, ça ne se passe pas si mal.
  • Parle pour toi, fayotte.
  • Allez, pétasse, bosse sinon je dis que tu n’as rien fait.

 

Je me mets à rire. Je me sens un peu mieux. Et Oui-Oui me sourit en prenant son couteau, coupant le concombre en deux et s’occupant de la seconde moitié. Elle m’explique alors pourquoi elle est là, et tout ce qu’il s’est passé depuis son arrivée. Finalement, je préfère être à ma place qu(à la sienne.

 

La mère revient avec la tenue : un tee-shirt noir avec un logo dessus, une mini-jupe blanche et de grandes chaussettes de la même couleur. Oui-Oui lui dit :

  • Mmmmhhhh, sexy. Je peux l’essayer ? Ça semble être ma taille.
  • Fais-toi plaisir.

 

Elle retire sa jupe longue pour enfiler l’autre. Elle m’étonne à être toujours si impudique, ne montrant aucune gêne à dévoiler sa minette devant tout le monde. Alors qu’elle retire son chemisier, je ne peux que m’exclamer :

  • Ah ben, elle est drôlement courte tout de même. Elle ne cache pas totalement ses fesses.
  • Elle cachait encore moins les miennes qui étaient un peu plus épaisses. Non, Christelle, sans le soutien-gorge : ça faisait partie des consignes de la maison… pour attirer le client.
  • … C’était quel genre de bar où vous travailliez ?
  • Vous avez fini les concombres ?
  • Euh… oui, je crois.
  • Les tranches sont un peu épaisses, je trouve. Mais, je ferai avec. Christelle, vous n’êtes peut-être pas obligée d’exposer votre intimité aussi ouvertement en enfilant les chaussettes.

 

La mère de Luc n’a pas tort sur le coup. Oui-Oui est assise sur le plan de travail, cuisses entièrement écartées. Et elle nous regarde avec un air de petite fille qui vient de faire une grosse bêtise. Elle réajuste sa position en faisant la moue. J’aurais presque envie de la prendre dans mes bras pour la câliner. Mon esprit divague, je demande :

  • Je peux aider à autre chose ?
  • Enfournez les petits fours et mettez le minuteur sur 20 minutes.
  • Oh, ils sont magnifiques. Vous avez un vrai talent.
  • C’est votre amie ici présente qui les a préparés. J’espère que vous aussi saurez me démontrer que vous avez certaines qualités.
  • … J’espère aussi.

 

Le temps que je mette le plat au four et que je me relève, Oui-Oui a fini d’enfiler entièrement la tenue. La vache, c’est monstrueusement indécent. Elle tire sur le tee-shirt qui ne couvre pas entièrement sa poitrine. En fait, il s’arrête juste en dessous de ses tétons, laissant voir un bout de cercle de ses aréoles. La jupe est fendue sur les deux côtés, laissant à l’air les hanches jusqu’à moitié. Les chaussettes couvrent les jambes jusqu’à mi-cuisses, offrant un côté sexy bien plus prononcé.

 

La mère de Luc regarde Oui-Oui en disant :

  • Nous avions tout de même le droit de porter un string, mais pas de culotte. En ce qui concerne le haut, il couvrait un peu plus ma poitrine, bien que pas totalement non plus.
  • Oh…, m’exclame-je. J’espère que le salaire était bon.
  • Juste le smic horaire. Mais, les pourboires étaient très intéressants.
  • Je veux bien le croire.
  • Merci pour votre commentaire très subtile, Annie.

 

Mais merde, elle a vraiment une dent contre moi ou quoi ? Je n’ai rien dit de méchant en plus. Je tente de rattraper le coup :

  • Je suis assez forte en pâtisserie.
  • Dommage, une prochaine fois peut-être. Nous avons commandé le gâteau d’anniversaire à la boulangerie. Vous pourrez y mettre les bougies, si cela vous fait plaisir.

 

Oui-Oui ouvre la parole :

  • Et c’est donc à cause de cette tenue de travail que votre belle-mère ne vous aimait pas ?
  • En partie, oui.
  • En partie seulement ? Et comment elle savait en fait ?
  • Son mari était un client habitué de l’endroit.
  • Et pourquoi en partie seulement ?
  • Peut-être plus tard. J’entends l’eau de la douche. Stanislas doit être réveillé et il va bientôt débarquer pour prendre son petit-déjeuner. Christelle, je préfère sincèrement que vous vous rechangiez. Et, je vous prie de bien accepter de partager ce repas avec nous.

 

Je vois Oui-Oui avec les larmes aux yeux, mais également resplendissante de joie.  Elle se précipite dans les bras de la mère de Luc et la serre de toute ses forces en lui disant : « Merci, merci. Stan tient beaucoup de vous parce que lui aussi est génial »… grosse fayotte.

 

 

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